Bang

Update fin d'année

J'ai presque honte de me représenter ici après 6 mois d'absence. Cette année j'ai vraiment tout laissé tombé niveau réseaux sociaux, y a que facebook qui a eu droit à l'actualisation mensuelle du statut...
Oui, je suis toujours en vie. Mes élèves ne m'ont pas tuée, j'ai survécu à l'inspection de titularisation et - même si ma vie sociale est réduite à mes appels à la famille et un restau/ciné hebdomadaire - je ne me suis pas encore transformée en hermite.

Cette année encore je me suis donnée à fond dans le boulot et mes quelques heures de temps libre ont été consacrées au visionnage de séries (plus ou moins bonnes) avec le chat sur les genoux. Trop fatiguée pour faire du sport, trop fatiguée pour sortir, trop fatiguée pour écrire et même lire. Faut dire qu'un temps complet avec des formations en plus et des cours à produirent à partir de rien d'un niveau lourd, ça use. Qu'est-ce que je n'aurais pas donné pour avoir un tourne-temps !

Mais heureusement ça paye :)
* Je suis titularisée (avec félicitation de l'inspectrice /o/)
* Mes élèves de 1S et quelques secondes ont été très déçus que je ne reste pas sur l'établissement *snif snif*
* J'ai gagné le respect de mon proviseur adjoint (que j'admire beaucoup pour sa compétence donc ça fait plaisir)

L'an prochain, je quitte le sud pour rejoindre le front dans l'académie de Créteil. A mort l'absentéisme et le décrochage scolaire ! Longue vie à la réussite de tous et l'enseignement par compétences ! (My gods, tuez moi...)
Je viens d'apprendre que j'aurai des 6ème et 5ème. Très bien pour les programmes, mais les 5ème risquent d'être durs. Devinez de quel niveau je vais être prof principal ? Hahahaha... Je sens que c'est pas l'an prochain que je vais me remettre à l'écriture.
La proviseur a l'air très... Bon c'est une proviseur quoi ^^' Elle a palabré pendant cinq minutes au téléphone pour justifier qu'elle ne m'avait pas confondue avec quelqu'un d'autre. Elle voulait que je monte une semaine pour suivre des réunions/formations sur les valeurs de la République, apprendre aux élèves à gérer le conflit et l'orientation. Comment te dire...? No-fuking-way-in-hell. Voila. Je veux bien être une gentille fonctionnaire et y a beaucoup de valeurs auxquelles je crois, mais faudrait peut-être que je trouve un logement avant, non ?
Sinon je suis dans un super établissement du 77, avec une mare, des espèces d'arbre différentes et des mangeoires à oiseaux. Summum de la technologie, les salles de SVT sont équipées en vidéo-projecteurs et tableaux blancs intéractifs ! J'aurais MA salle *.* et les manuels sont de mon éditeur préféré /o/ Si l'équipe pédagogique est aussi bien que ce qu'on m'en a raconté, je risque d'y rester un moment au front !

Je vais passer le plus gros de l'été dans ma famille à Montpellier, à me dorer la pilule avant de subir le froid polaire du nord. Enfin je dis ça mais - me connaissant - je vais préparer mes cours >_>  Mais comme je vais fêter mes 25 printemps en août, je vais quand même me prendre une vraie pause, faire du sport avec ma sœur, lire et sortir avec les amis d'enfance.

Je ne promets pas de redonner rapidement des nouvelles ici ou sur twitter, comme ça je ne décevrais personne, mais vous aurez la suite de mes aventures un jour ou l'autre. La bise !
  • Current Mood: tired fatigué
To Do List

List addict, control freak et autres joyeusetés

Je suis une adepte des To do lists. J'en suis presque à l'addiction en fait. J'ai une To do list boulot dans mon agenda, déclinée pour la semaine puis pour la journée. J'ai une To do list quotidien sur mon frigo. J'ai une To do list écriture dans un de mes carnets moleskines, déclinée pour chaque roman/projet. Si je compte les listes en général, je tiens aussi un carnet avec des idées de cadeaux pour les membres de ma famille et moi, un autre avec les sujets d'article pour LJ, un post-it évolutif des objectifs de titularisation, une note des livres/groupes de musique/films/séries à tester dans le portable. Dernièrement j'ai même installé l'application Plan courses qui permet de gérer SES listes de courses, parce que n'en faire qu'une seule c'est décidément peu pratique (plus sérieusement je conseille vraiment cette appli, elle a simplifié mon quotidien).

Bref, je suis une list addicte.

Je pense que c'est totalement lié au fait que je suis une control freak. J'ai mis longtemps à l'admettre, mais plus je compare mon fonctionnement avec celui de ceux qui m'entourent plus je réalise que je contrôle la moindre petite chose. Ce n'est pas parce que je fais une crise si les choses ne se passent pas comme prévu, mais je sais que la vie est une série d'imprévus et si je peux en limiter certains c'est déjà ça de gagné.

Il y a toutefois une chose que j'ai du mal à supporter : être en retard. Dans ma jeunesse, j'ai vécu les conséquences d'une maman systématiquement en retard. Je ne lui en veux pas, elle a vraiment du mérite pour avoir élevé trois enfants avec un mari défaillant, mais depuis j'ai toujours cinq minutes d'avance.

Dans mon travail, j'ai vite appris que l'organisation était la règle d'or. J'ai oublié le nom de l'épistémologue qui a dit qu'un cours est à 90% constitué d'imprévus, mais je partage totalement son idée. Une classe qui vient de rater un contrôle dans l'heure précédente, un problème de photocopieuse, un oubli de matériel... On passe son temps à gérer des imprévus.
Une des rares choses que j'ai retenu des cours IUFM c'est que le prof doit gérer quatre choses durant un cours : le temps, le disciplinaire, le matériel et le groupe classe. En tant que control freak je passe ma vie le nez collé à ma montre, je vérifie si toutes mes photocopies sont prêtes et si tout est OK en terme de matériel la veille, je fais des fiches d'aide pour les parties d'une activité qui pourraient poser problème. Du coup le seuls imprevus à gérer viennent de la classe, ce qui est largement suffisant !
Je ne sais pas comment font les autres, ils doivent faire preuve d'une adaptabilité et d'une inventivité dont je ne suis pas capable ^^

Certains jours j'aimerais que mon cerveau me laisse tranquille et n'essaye pas de planifier à l'avance toutes ces petites choses. C'est épuisant sur le long terme. Mais d'un autre côté, il y a quelque chose de particulièrement gratifiant à rayer un item d'une To do list :)

PS : pas de post pour les prochains jours, je pars en formation et chez ma mamie.

cours

(no subject)

L'inconvénient de travailler le samedi matin c'est que le weekend ne dure qu'un jour et demi. Certes en contrepartie je ne travaille pas le mercredi matin, mais je préférerais une vraie coupure de deux jours plutôt que deux coupures d'une journée à quelques jours d'intervalle. De plus, le mercredi est souvent une journée que je consacre au travail ou à visiter ma famille, donc pas une journée de repos. En fait, en dehors des vacances, je n'ai pas vraiment de journée de repos ^^

Le samedi, j'ai cours de 8h à midi. C'est une demi-journée bien remplie mais j'ai la chance de travailler avec deux classes agréables et motivées ce jour-là. Quand je rentre chez moi, vers 12h30, une chatte en demande de câlins, un évier rempli et un sol recouvert de poils m'attendent. Sans parler des copies plein le sac et du repas à faire.
Dans ces moments-là je comprends les gens qui achètent des plats tout prêts et j'admire les mamans qui gèrent le quotidien de plusieurs personnes si leur mari travaille la journée.

J'avoue humblement que rares sont les samedis après-midi durant lesquels je travaille. Souvent, je fais la sieste, je lis, je regarde une série. Le principe c'est de rester vautrée en survêtement sur le fauteuil ou le lit, la chatte sur les genoux et un mug à la main. Les courses, le ménage et la lessive restent mes seules obligations, ce qui n'est déjà pas mal en soit.

Le dimanche, c'est une autre paire de manches. Il faut que je ponde un TP et un cours niveau 1S, que je reprenne un cours de seconde et que je cuisine pour les jours à venir. Là encore, je ressens une profonde admiration pour les mamans actives. Surtout les mamans actives qui ramènent du travail à la maison !

Ce weekend n'a pas fait exception à la règle. J'ai dormi 11h cette nuit mais à 18h je me sens déjà fatiguée. Reprendre le rythme après 15 jours de vacances est vraiment difficile. Il me faudra encore une semaine pour que mon corps accepte de se lever à 6h sans rechigner et que mes cordes vocales retrouvent leur puissance.
Cet hiver j'ai décidé que j'avais besoin de vitamines pour tenir le coup. Mon crédo : il vaut prévenir que guérir. Je ne me sens pas d'un pêche d'enfer mais je n'ai commencé le traitement que depuis 15 jours. J'espère voir les bénéfices bientôt pour éviter de ne tenir qu'à l'adrénaline. En attendant vive le jus de citron au miel !

Tea

(no subject)

Il est 22h30 quand j'écris. Je termine à peine l'activité que je vais proposer à mes 1S demain. Vous m'excuserez donc le peu de temps que je vais consacrer au post de ce soir.

S'il a bien un type de tradition que je ne manque jamais, ce sont les traditions culinaires. En règle générale, je préfère les spécialités de ma région (Languedoc-Roussillon) mais pour les Rois, je fais une exception. J'ai une aversion pour la poudre d'amande et tous ses dérivés. La pâte d'amandes, en tête de ligne. C'est donc sans surprise que je préfère déguster un royaume garni de fruits confis plutôt qu'une galette.

Mercredi, je me suis offert le luxe d'acheter mon royaume annuel dans une pâtisserie. On me l'a fait spécialement pour le dîner et j'ai pu l'entamer tant qu'il était encore chaud. Un régal ! Pas de fruits confis mais la brioche était moelleuse, parfumée et les grains de sucres croustillaient agréablement sous la dent. Tellement que je l'ai fini ce matin alors qu'il était assez gros...

Ma seule déception ? Le sujet.

Je me souviens petite, nous trouvions un santon. Puis quelques années plus tard des personnages de dessins animés ou des logo de pub. Hier, j'ai trouvé un hamburger. Que quelqu'un m'explique la raison pour fabriquer des figurines en forme de burger ! Qui a eu cette idée saugrenue ? Il trône sur mon bar et je ne me suis toujours pas remise de sa découverte. Chaque fois que mon regard passe dessus, un gigantesque "pourquoi" apparaît sur mon tableau mental.

J'aurais presque préféré trouver une fève.

Bang

Touche pas à ma liberté !

Mon absence de post hier n'était pas dû à un oubli, mais à une profonde dépression et une envie de marquer ce jour à l'absence d'encre. Quand je suis rentrée des soldes hier, j'ai appris la triste nouvelle par ma mère et ma grand-mère. Un instant la réalité m'a parue tellement atroce que je n'y croyais même pas. Mais je suis une personne bien trop réaliste/pessimiste pour que le doute persiste plus longtemps.

Je ne suis pas ici pour refaire l'étalage des faits, ni rentrer dans des débats sur les auteurs de cette fusillade. En fait, je suis peu intéressée par le pourquoi et le comment, mais plutôt pas les conséquences de cette infâme tuerie.
Je crois en la paix en tant qu'idéal et nécessité. Mais je crois aussi que l'Homme n'a pas atteint - et n'atteindra peut-être jamais - la maturité pour vivre en harmonie. Tant qu'il y aura des inégalités et une diversité de cultures sans tolérance, il y aura des conflits, des morts et du sang. C'est le propre de l'animal : la compétition est une nécessité pour la survie de l'individu et de l'espèce.

Je condamne cette tuerie pour le simple fait que des êtres vivant n'ont pas à être abattus de cette manière. Il n'y a aucune raison valable pour qu'un humain en tue un autre. Aucune !
Je condamne le massacre de journalistes pour la simple raison qu'il n'est pas moral d'empêcher une personne d'exprimer son opinion. Elle peut être dérangeante, mais elle chacun à le droit à l'expression. Je suis profondément de gauche, féministe et évolutionniste et mes poils se hérissent quand j'entends certains propos de droite, de machiste et de pratiquants. Ce n'est une raison pour les injurier, leur sauter dessus ou les exécuter. Je discute, je m'énerve, je débats. Les échanges se finissent rarement avec une poignée de main et jamais avec une goutte de sang.

Hier soir, un mail du proviseur expliquait qu'un sonnerie serait ajoutée à midi pour que les élèves et les professeurs de l'établissement puissent réaliser une minute de silence pour rendre hommage à ces disparus, ces grandes personnes à leur manière. J'avais cours jusqu'à 11h55 avec une classe de seconde donc nous avons pris le temps de discuter des faits, des raisons pour lesquelles nous les condamnons et pourquoi il est important d'en discuter à l'école. J'ai été surprise par la maturité de certaines remarques et pas l'impact que les faits ont eu sur ces ados de 15 ans.

En rentrant chez moi, je suis passée par la place bondée de la mairie. Les pancartes "je suis Charlie", les crayons et les caricatures faisaient foison. Il était même difficile de se frayer un chemin dans la cohue. Je n'ai pas participé au rassemblement parce que j'avais peur que le discours du maire (FN) tourne à la propagande. Mais j'ai rejoint le chœur pour chanter la Marseillaise depuis mon balcon (à 200m de la place) et j'ai allumé des bougies, ce qui a beaucoup plus de sens à mes yeux que faire partie de la masse.

Pourtant, je dois dire que voir autant de monde se déplacer, d'observer une grande mixité dans les personnes présentes m'a réchauffer le cœur. En ces temps de crises, où l'on se déchire pour la moindre raison, où une ethnie devient vite bouc émissaire, le peuple français s'est uni pour montrer son dégout devant ces actes abominables. C'était tellement beau que j'ai versé une larme (rapidement léchée par ma chatte qui est venue me consoler).
Il est bien triste qu'un évènement aussi dramatique dût avoir lieu pour que l'on se rassemble et que l'on oublie la différence. Et pour combien de temps ? Va-t-on répondre à la violence par la violence ?

Je rends hommage à tous les journalistes tombés pour défendre la circulation de l'information et les droits les plus basiques de la déclaration des droits de l'Homme. Vous êtes des martyrs transcendés en héros. J'espère que vous inspirerez les générations futures à se diriger vers le reportage plutôt que la désinformation. Le journalisme peut encore renaitre de vos cendres !

  • Current Mood: depressed déprimé
cuisine

Au bout de la quête !

Chacun d'entre nous est à la recherche de son Graal. Nous sommes tous en quête de quelque chose sur laquelle on ne peut pas mettre la main. Pour moi, c'est le tofu.

Ne riez pas, c'est la stricte vérité.

Quand je suis partie au Vietnam, en 2008, j'ai eu la chance de goûter la vraie cuisine asiatique. Pas celle revue et corrigée pour plaire aux consommateurs des restaurants, pas celle faite à la maison avec des produits de supermarché, mais la vraie cuisine des locaux avec des produits frais et le savoir-faire ancestral. Mes papilles ont découvert un nouveau monde de saveurs et depuis je suis très critique vis-à-vis des restaurants asiatiques et je ne me procure les aliments que des épiceries spécialisées.

Malheureusement, il reste toujours un ingrédient dont la saveur n'égale jamais ce que j'ai pu goûter au Viêtnam : le tofu. Que cela soit la consistance ou le goût, il y a toujours un problème. Dernièrement j'avais même abandonné l'idée de manger du bon tofu quand je suis allée aux Deux grenouilles et qu'ils en servaient un délicieux. J'étais soudainement relancée dans ma quête !

Hier, en allant faire des courses dans une autre grande surface, car celle que j'ai l'habitude de visiter ferme pour un mois, j'ai découvert une épicerie asiatique. Malheureusement fermée. J'y suis donc repassée aujourd'hui et j'ai fait une petite razzia. Pate curry, miso, riz gluant et thaï, huile d'arachide, lait de coco, sauces soja, mirin, piment en poudre, 2-3 types de nouilles et algues... De quoi tester mon livre sur la cuisine au wok de long en large !
En plus, le gérant est vraiment sympa. J'étais seule dans le magasin à 14h30 et il est resté avec moi du début à la fin à me guider dans les rayons, à me conseiller quel produit choisir en fonction de la recette et à me donner des astuces. Un vrai plaisir.

Ce soir, j'ai fait une soupe miso et je suis très satisfaite des produits. Surtout du tofu. Enfin une consistance en un goût qui se rapprochent de mon idéal ! J'ai hâte d'être demain pour tester d'autres recettes.

  • Current Mood: hopeful plein d'espoir
ecriture

Cela faisait longtemps

Un grand merci à gabytrompelamor pour m'avoir donné le sujet du post d'aujourd'hui en me taggant. Ta motivation pour la première partie m'a bien faite rire ;)

Donc, je dois commencer par lister onze choses sur moi qu'il n'y a aucun intérêt à connaitre. Hihihi !

1. Je suis extrêmement petite. 150 cm. Quand j'étais petite, les docteurs pensaient que j'avais un déficit d'hormone de croissance mais ils se trompaient. Je suis persuadée que la cause est mes lectures nocturnes sous la couette. Damn you, Harry Potter !
2. Ma couleur préférée est le bleu. Le turquoise me va très bien au tain mais je possède surtout du bleu royal dans ma garde-robe. On me voit arriver de loin ^^
3. Je bois beaucoup. Surtout du thé et entre les repas. Même dans ma salle de classe mon mug n'est jamais loin.
4. Au lycée, j'étais une punkette. J'écoutais les Sex pistols en boucle et je portais des épingles à nourrisse dans les oreilles.
5. Il y a très longtemps je possédais un blog de dessin.
6. J'adore les jeux King, Casse-bonbon et autres fêtes de sorcière à bulles, mais je ne monte pas vite en niveau. J'ai rarement de chance dans les combinaisons de départ. Je suis certaine qu'il y a un complot !
7. Mes animaux préférés sont les chauves-souris. Je comptais faire ma thèse sur l'écologie d'une espèce menacée mais tout le monde s'en fout :/
8. Quand j'étais ado, j'étais tellement égocentrique que j'étais l'héroïne de toutes mes histoires. Quand j'ai muri j'ai laissé tomber l'écriture et c'est en lisant le LJ de Gaby que j'ai recommencé.
9. Je suis fascinée par la mythologie, quelle que soit la culture. J'ai un petit faible pour la mythologie égyptienne, nordique et japonaise (même si elle est trop complexe à mon gout). J'aimerais écrire un livre où ces anciennes religions se croiseraient.
10. Je suis très gourmande ! Je dois me retenir de ne pas vider les boites de gâteaux et les tablettes de chocolat au retour des courses >_>
11. De tous les hommes avec qui j'ai eu une relation, seuls deux ne s'appellent pas Julien. Mes amis disent que je fais exprès mais la vérité c'est qu'on compte un nombre incalculable de Juliens dans ma génération.

Après m'être mise à nue et avoir dévoilé mes plus lourds secrets, je dois répondre à une série de questions.

1. Qu'attendez-vous de faire avec impatience en 2015 ? Ma titularisation, pour être enfin liiiiibre. Et le voyage que je ferai cet été, même si la destination n'est pas encore choisie.
2. Quel est le livre le dernier livre que vous ayez lu en 2014 ? J'ai une dizaine de romans en cours de lecture mais le dernier que j'ai fini est To hell and back, le dernier tome de la série Danny Valentine de Lilith Saintcrow. Cybermagique, généticomythique. Toute la série est une gifle.
3. Quel est l'événement qui vous a le plus touché en 2014 ? Quand ma mère a pleuré au téléphone quand je lui ai annoncé que j'avais le Capes. J'ai vraiment ressenti sa fierté.
4. Quel est votre livre préféré de tous les temps ? Il y en a tant ! Si je dois choisir je dirais Le système Valentine de John Varley, mais beaucoup le suivent de très près.
5. Quelle peluche aviez-vous quand vous étiez petit ? King, mon lion, qui se trouve actuellement à ma droite sur mon lit.
6. Qu'est-ce qui vous fait toujours rire ? Kaamelott for ever.
7. La seule citation que vous pouvez citer au débotté, sans avoir besoin de vérifier sur Internet si elle est juste ou pas : "Luke, je suis ton père. Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !" (sinon y a le Petit Prince mais c'était trop bateau)
8. Quel animal auriez-vous aimé être ? Un chat domestique. Soyons honnête, ils gouvernent le monde.
9. Plutôt couette ou draps + couvertures ? Couette parce que j'ai dormi sur une mezzanine IKEA pendant 5 ans. Ceux qui connaissent comprendront ma douleur.
10. Avez-vous une astuce, un truc pratique, un site génial à recommander aux lecteurs de ce blog ? L'application Write-o-meter (gratuite et francophone).
11. Quelle est la chose que vous préférez sur ce site ? Absolument tout, elle est vraiment bien pensée.

Je taggue alakenos, gribouille, kat_raindrop et tous ceux qui en auront envie avec les mêmes questions :)

Ceci conclut le post du jour, à demain !

Tea

Quand le devoir appelle... On se met vite deux bouchons dans les oreilles et on chante fort !

Ce matin, j'allais déjà mieux. C'est à se demander si mon rhume n'existait pas pour la seule et unique raison de foutre mon programme en l'air. Enfin...

Il n'était même pas imaginable de finir tout ce que j'avais prévu de faire ce weekend en un jour, toutefois il était indispensable que je fini une activité. J'ai donc revu mon objectif à la baisse et abandonné l'idée de rédiger la trace écrite. Tout le matériel était installé sur mon bureau, j'avais un chocolat chaud pour me motiver et ma chatte sur les genoux pour me réchauffer.
Vous connaissez peut-être ces moments d'agonie durant lesquels toutes les conditions sont réunies pour réaliser un travail sauf la motivation de s'y mettre. Je savais que j'avais devant moi au moins trois heures de travail fractionnables, mais une soudaine crise de flémingite aigüe voulait me faire cliquer sur le raccourci mettant à un site de streaming.

Qu'est-ce qui ne va pas chez moi pour avoir toujours un mal fou à concentrer ma volonté sur une action ?!

Quand il est tant de travailler, j'ai toujours envie d'écrire et des idées géniales apparaissent dans mon esprit pour me déconcentrer. Quand il est tant d'écrire, je me rappelle qu'il faut que je fasse une lessive ou des cupcakes. Je suis toujours éloignée de mon objectif premier parce que l'idée de procrastiner parait plus alléchante sur le moment.
Bizarrement, je suis aussi une personne capable de rester concentrée des heures durant sur un projet ou un travail sans pause et de manière très efficace. J'imagine qu'au cours de ma carrière d'élève "travaillant à la dernière minute", j'ai cultivé cette capacité.

Pourtant, ce problème persiste toujours, et me suivra probablement toute mon existence, car je ne vois pas comment m'en débarrasser. Il y a quelque chose dans le devoir qui me rebute par défaut. Je dois être une personne rebelle de nature, il me faut dire non pendant une courte période avant de m'attabler à la tâche.
Je ne veux pas pour autant dire que je bâcle ce que je fais. J'ai trop conscience qu'en tant que prof, mon travail à des conséquences sur d'autres personnes pour penser un seul instant ne pas m'y investir à fond. Mais c'est probablement pour cette même raison que la tâche me rebute tant. J'imagine d'avance les heures et la masse de travail et j'en perds toute résolution.

Ce qui est compréhensible dans le cadre professionnel, ne l'est pas forcément dans le cadre de l'écriture. Et pourtant...
De la même manière quand j'écris un roman, je suis souvent déçu à la relecture. Je sais qu'il va falloir changer le ton, le style, quelques actions ou même tout revoir lors des corrections. La montagne de travail me rebute avant même que j'ouvre le fichier. C'est aussi pour cela que j'ai trois romans complets à corriger, qui attendent bien sagement dans mon disque dur que je trouve la motivation pour les reprendre.
Le premier tome de Marène la bonne FEE est dans cette situation depuis quelques années déjà. J'adore mon univers, mes personnages, mon intrigue. C'est mon premier grand projet d'écriture et probablement le plus aboutit. Pourtant, quand je lis les quelque 300 pages que le roman pèse, je sens bien que tout est mais qu'il faut le mélanger pour que cela fonctionne. C'est comme si j'avais pris un rubik's cube et n'avais obtenu qu'un coté de la même couleur. Il faut que je remélange tout cela pour arriver à gagner.
Je n'ai jamais réussi à gagner au rubik's cube ^^'

Mais cette histoire finit bien. J'ai fini mon TP vers 17h et j'ai même eu le temps de faire une tarte. Il suffit comme toujours que je me force à la tâche, une fois que je suis dedans, je n'en ressors que victorieuse et fière de moi :)

  • Current Mood: jubilant jubilant
To Do List

Loi de Murphy

La reprise étant dans deux jours j'avais planifié ma journée à l'heure près. Tout était écrit sur mon planning avec un code couleur pour différencier les tâches du quotidien avec le boulot. J'avais intercalé les deux pour tenir sur la longueur, seules mes soirées totalement allouées à la détente et au repos. J'étais fière de moi et très motivée.

Mais nous connaissons tous la loi de Murphy, AKA loi de l'emmerdement maximum.

Après une nuit agréable, les retrouvailles avec mon oreiller moelleux et ma couette duveteuse, je me suis réveillée avec un rhume de cerveau.
Je tombe rarement malade. J'ai développé la plupart des maladies infantiles, j'ai eu une grave pneumonie à dix ans et on m'a enlevé l'appendice à cinq ans. Mais depuis, à part les annuels rhume de cerveau et bouton de fièvre, les angines occasionnelles, je peux m'estimer plutôt chanceuse. En contrepartie mes rhumes frôlent toujours la sinusite et me donne d'horribles maux de crâne qui m'empêche de me concentrer.

J'étais donc mal partie pour suivre mon planning de la journée.

Quitte à ne rien faire, j'ai préféré mettre toutes les chances de guérison rapide de mon côté. Je me suis tenue au strict minimum de mon programme et je suis restée au lit sous la couette avec un gant chaud sur le front à siroter du jus de citron toute la journée. La fumigation à l'eucalyptus a eu raison de mes écoulements naseaux (glamour jusqu'au bout).
Je suis une adepte des recettes de grand-mère/naturelles. Je pourrais avaler un doliprane, mais je sais d'expérience que cela n'aurait rien changé à mes maux de tête et je préfère utiliser les traitements allopathiques en derniers recours. Quand je suis réellement malade, ils sont donc plus efficaces et l'effet plus rapide. Les molécules actives des médicaments proviennent des plantes, parfois une tisane avec du miel est tout aussi efficace qu'un antitussif.

Je ne peux pas affirmer que je vais être apte au travail demain, mais il faudra que je mette en forme un TP de 1S pour le montrer à ma tutrice lundi, quitte à ce qu'il soit mauvais et doive être repris. C'est toujours plus facile de discuter d'une activité quand on a le premier jet sous les yeux. Au mieux, j'arriverai aussi à finir la trace écrite du chapitre pour le même niveau.
Croisons les doigts !

  • Current Mood: sick malade
Diary, Dear diary

Sinking in

Aujourd'hui la journée était chargée puisque je rentrais chez moi. Le voyage n'est pas très long en voiture et nous avons évité les bouchons des retours, mais Pumpkin - ma chatte - rythmais le voyage de ses miaulements plaintifs.

Si j'éprouve une joie enfantine à préparer mes bagages pour un départ, sortir les vêtements froissés par le voyage pour les rentrer dans les placards a quelque chose de déprimant. J'étais partie en laissant un appartement propre mais j'avais envie de commencer l'année avec des draps propres, comme pour célébrer ce changement. Pourtant les changements ont déjà eu lieu avant Noël. Les jours rallongent déjà et le soleil apparaît un peu plus tôt à l'horizon. Pas que je l'ai observé en personne, j'appartiens à ces gens qui se couchent tard pour se lever à l'heure du déjeuner. Je préférerais fêter le nouvel an au solstice d'hiver, cela aurait plus de sens à mes yeux.

Ces vacances-ci j'étais partie chargée de paquets et je suis revenue tout aussi chargée de cadeaux et de courses, beaucoup plus quotidiennes. En montant l'escalier raide vers mon appartement au deuxième étage, je soufflais et grognais, tirant-trainant ma grosse valise. Qui pourrait imaginer que trois paires de jeans et quelques pulls puissent peser autant ?
Ce poids a une valeur tout à faire relative à la destination. Quand je quitte mon appartement pour partir, même quelques jours voir ma grand-mère, tirer une valise de 20kg jusqu'à la gare ne me pose pas de problème. Mais remontrer la rue et cet escalier de vieil immeuble, si étroit qu'on peut difficilement se croiser, donne l'illusion de porter quelques kilos de plus. J'aime à penser que c'est le poids du quotidien, qu'on avait abandonné derrière soit mais qui se raccroche à la première opportunité.

Comme je n'étais pas chez moi pour les fêtes me décorationss se résumaient à un sapin de noêl découpé dans du carton et peint en blanc, une girlande lumineuse enroulée dans quelques branches de platanes et des photophores décorés de flocons de neige. Enlever le sapin de l'étagère n'a pas représenté à mes yeux une transition importante. Mais en sortant mes cadeaux pour les installer, entre deux gorgées de chocolat chaud, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir ce petit pincement au cœur annuel.

Noël est passé, l'année est finie, on repart pour une année nouvelle.