Diary, Dear diary

Sinking in

Aujourd'hui la journée était chargée puisque je rentrais chez moi. Le voyage n'est pas très long en voiture et nous avons évité les bouchons des retours, mais Pumpkin - ma chatte - rythmais le voyage de ses miaulements plaintifs.

Si j'éprouve une joie enfantine à préparer mes bagages pour un départ, sortir les vêtements froissés par le voyage pour les rentrer dans les placards a quelque chose de déprimant. J'étais partie en laissant un appartement propre mais j'avais envie de commencer l'année avec des draps propres, comme pour célébrer ce changement. Pourtant les changements ont déjà eu lieu avant Noël. Les jours rallongent déjà et le soleil apparaît un peu plus tôt à l'horizon. Pas que je l'ai observé en personne, j'appartiens à ces gens qui se couchent tard pour se lever à l'heure du déjeuner. Je préférerais fêter le nouvel an au solstice d'hiver, cela aurait plus de sens à mes yeux.

Ces vacances-ci j'étais partie chargée de paquets et je suis revenue tout aussi chargée de cadeaux et de courses, beaucoup plus quotidiennes. En montant l'escalier raide vers mon appartement au deuxième étage, je soufflais et grognais, tirant-trainant ma grosse valise. Qui pourrait imaginer que trois paires de jeans et quelques pulls puissent peser autant ?
Ce poids a une valeur tout à faire relative à la destination. Quand je quitte mon appartement pour partir, même quelques jours voir ma grand-mère, tirer une valise de 20kg jusqu'à la gare ne me pose pas de problème. Mais remontrer la rue et cet escalier de vieil immeuble, si étroit qu'on peut difficilement se croiser, donne l'illusion de porter quelques kilos de plus. J'aime à penser que c'est le poids du quotidien, qu'on avait abandonné derrière soit mais qui se raccroche à la première opportunité.

Comme je n'étais pas chez moi pour les fêtes me décorationss se résumaient à un sapin de noêl découpé dans du carton et peint en blanc, une girlande lumineuse enroulée dans quelques branches de platanes et des photophores décorés de flocons de neige. Enlever le sapin de l'étagère n'a pas représenté à mes yeux une transition importante. Mais en sortant mes cadeaux pour les installer, entre deux gorgées de chocolat chaud, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir ce petit pincement au cœur annuel.

Noël est passé, l'année est finie, on repart pour une année nouvelle.