Tea

Quand le devoir appelle... On se met vite deux bouchons dans les oreilles et on chante fort !

Ce matin, j'allais déjà mieux. C'est à se demander si mon rhume n'existait pas pour la seule et unique raison de foutre mon programme en l'air. Enfin...

Il n'était même pas imaginable de finir tout ce que j'avais prévu de faire ce weekend en un jour, toutefois il était indispensable que je fini une activité. J'ai donc revu mon objectif à la baisse et abandonné l'idée de rédiger la trace écrite. Tout le matériel était installé sur mon bureau, j'avais un chocolat chaud pour me motiver et ma chatte sur les genoux pour me réchauffer.
Vous connaissez peut-être ces moments d'agonie durant lesquels toutes les conditions sont réunies pour réaliser un travail sauf la motivation de s'y mettre. Je savais que j'avais devant moi au moins trois heures de travail fractionnables, mais une soudaine crise de flémingite aigüe voulait me faire cliquer sur le raccourci mettant à un site de streaming.

Qu'est-ce qui ne va pas chez moi pour avoir toujours un mal fou à concentrer ma volonté sur une action ?!

Quand il est tant de travailler, j'ai toujours envie d'écrire et des idées géniales apparaissent dans mon esprit pour me déconcentrer. Quand il est tant d'écrire, je me rappelle qu'il faut que je fasse une lessive ou des cupcakes. Je suis toujours éloignée de mon objectif premier parce que l'idée de procrastiner parait plus alléchante sur le moment.
Bizarrement, je suis aussi une personne capable de rester concentrée des heures durant sur un projet ou un travail sans pause et de manière très efficace. J'imagine qu'au cours de ma carrière d'élève "travaillant à la dernière minute", j'ai cultivé cette capacité.

Pourtant, ce problème persiste toujours, et me suivra probablement toute mon existence, car je ne vois pas comment m'en débarrasser. Il y a quelque chose dans le devoir qui me rebute par défaut. Je dois être une personne rebelle de nature, il me faut dire non pendant une courte période avant de m'attabler à la tâche.
Je ne veux pas pour autant dire que je bâcle ce que je fais. J'ai trop conscience qu'en tant que prof, mon travail à des conséquences sur d'autres personnes pour penser un seul instant ne pas m'y investir à fond. Mais c'est probablement pour cette même raison que la tâche me rebute tant. J'imagine d'avance les heures et la masse de travail et j'en perds toute résolution.

Ce qui est compréhensible dans le cadre professionnel, ne l'est pas forcément dans le cadre de l'écriture. Et pourtant...
De la même manière quand j'écris un roman, je suis souvent déçu à la relecture. Je sais qu'il va falloir changer le ton, le style, quelques actions ou même tout revoir lors des corrections. La montagne de travail me rebute avant même que j'ouvre le fichier. C'est aussi pour cela que j'ai trois romans complets à corriger, qui attendent bien sagement dans mon disque dur que je trouve la motivation pour les reprendre.
Le premier tome de Marène la bonne FEE est dans cette situation depuis quelques années déjà. J'adore mon univers, mes personnages, mon intrigue. C'est mon premier grand projet d'écriture et probablement le plus aboutit. Pourtant, quand je lis les quelque 300 pages que le roman pèse, je sens bien que tout est mais qu'il faut le mélanger pour que cela fonctionne. C'est comme si j'avais pris un rubik's cube et n'avais obtenu qu'un coté de la même couleur. Il faut que je remélange tout cela pour arriver à gagner.
Je n'ai jamais réussi à gagner au rubik's cube ^^'

Mais cette histoire finit bien. J'ai fini mon TP vers 17h et j'ai même eu le temps de faire une tarte. Il suffit comme toujours que je me force à la tâche, une fois que je suis dedans, je n'en ressors que victorieuse et fière de moi :)

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